Ce que j’ai compris dans mon entreprise… en vendant les petits pyjamas de mes bébés

Ce week-end, j’ai fait un truc que je repoussais depuis… honnêtement, trop longtemps :
j’ai vendu le linge trop petit de mes enfants.

Tu sais, les petits chandails que tu replis en deux secondes parce qu’ils sont minuscules, mais qui te donnent un petit pincement pareil quand tu les manipules, tellement ils sont mignons? Les petits pyjamas newborn qui te font sentir instantanément nostalgique parce que tu revois ton mini bébé dedans?
Ouais, ceux-là.

Je les ai mis sur Marketplace et, en quelques heures, tout plein de nouveaux ou futurs parents m’ont écrit. Ils repartaient avec leurs achats, contents d’avoir fait une bonne affaire (j’ai mis ça vraiment pas cher, je voulais juste que ça débarrasse!).

Et moi, j’étais là sur le pas de la porte, à les regarder partir avec un petit mélange étrange de :
« Ah, enfin ça fait de la place ! »
et
« Ouin, mais… c’était nos petits pyjamas, ça. »

Après ça, j’ai eu une pensée un peu brutale :

Pourquoi j’ai gardé ça si longtemps?

Pas parce que ça servait encore, clairement non. Ma fille porte du 4T et mon garçon, du 2T. On est loin du 0-3 mois depuis longtemps.
Pas parce que j’avais un autre bébé en route, nope 😅.
Juste parce que je m’y accrochais.

Et là, ça m’a frappée comme une évidence plate, mais évidente pareil :
je fais exactement la même chose… dans mon entreprise.

Tu sais, ces trucs qu’on garde “au cas où”, ou juste “parce que ça a déjà marché une fois” :

  • une offre qu’on ne vend plus vraiment, mais qu’on n’ose pas enlever
  • une plateforme qu’on n’aime plus, mais sur laquelle on continue par automatisme
  • une façon de faire qui date de 2020 mais qu’on répète parce que “c’était bon dans le temps”
  • des petits bouts de processus bricolés à la va-vite qui n’ont jamais été mis à jour

On les garde exactement comme j’ai gardé le linge :
pas par utilité.
pas par stratégie.
juste… par attachement.

Le pire, c’est que ces trucs-là deviennent confortables.
On ne se pose même plus de questions.
On les traîne d’un mois à l’autre, un peu comme une boîte qu’on déplace chaque fois qu’on déménage, mais qu’on n’ouvre jamais.

Mais la réalité est simple (et pas super agréable à admettre) :

Quand quelque chose devient trop petit pour toi, ça ne te fait plus grandir.

Et ça ne redeviendra pas miraculeusement à la bonne taille juste parce que tu y tiens.

Alors je me suis posé la question que j’avais probablement besoin d’entendre depuis un bon bout :

👉 Qu’est-ce que je garde en business juste parce que “ça me rassure”?
👉 Qu’est-ce qui m’empêche d’évoluer, mais que je sais même plus comment laisser aller?
👉 Et si j’arrêtais de m’accrocher à ce qui est trop petit… qu’est-ce qui pourrait prendre la place?

Des fois, ça prend juste une pile de petits pyjamas pour réaliser qu’on s’accroche à bien plus que du linge.

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