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Cahier de notes

Bienvenue dans mon p'tit coin de l'internet!

Je m'ennuie de l'époque où on ne publiait rien pour l'algorithme. On publiait sur Skyblog et MySpace pour nous et notre cercle d'amis, pas pour plaire aux robots. C'est un peu ce que j'essaie de recréer ici. Du contenu par une humaine pour des humain·es.

Ces temps-ci, les nuits sont rough. Avec une presque-4-ans qui a peur de tout, et un presque-2-ans qui vit des grosses émotions, disons que personne ne dort 8 heures en ligne par chez nous.

Mais la semaine dernière, il y a eu une nuit assez catastrophique en terme de cycle de sommeil. Ma Apple Watch s’est fait un plaisir de me rappeler que j’ai presque pas dormi et que je devrais essayer de soigner mon hygiène de sommeil. I wish!

Donc le lendemain matin, après que la routine du matin soit passée et que les enfants soient partis à la garderie, je ne pouvais pas concevoir de devoir m’assoir devant l’ordi et être productive. Mais pourtant, je n’avais pas le choix d’être productive, j’ai 3 intégrations de site à livrer cette semaine, on peut dire que j’ai une grosse semaine.

Mais sais-tu quoi? Je me suis rappelée que c’est moi la boss, et que si je juge que je ne suis pas à mon meilleur pour livrer des projets à la hauteur parce que j’ai plus de cafés de bus que d’heure de sommeil dans le corps, ben j’ai le droit de me recoucher.

C’est ça que j’ai fait. Je me suis recouchée à 8h du matin… jusqu’à 11h. Ouch. J’ai « perdu » un précieux avant-midi de travail.

Sur le coup, j’ai culpabilisé.

Mais il faut que je me rappelle parfois que j’ai pris la décision de ne plus charger à l’heure il y a quelques années exactement pour ça.

Quand je travaillais en agence, ça me fâchait de devoir être en poste de 9h à 17h quand mes heures productives sont surtout en soirée. Ça me fâchait que, si j’avais une excellente journée et que je travaillais 8h non-stop, ben qu’au bout du compte, je fasse autant d’argent que si j’avais travaillé 2h et lambiné le reste du temps.

Être payée à l’heure, ça fonctionne pour bien des domaines, mais pas pour les domaines créatifs (entre autres). Il faut arrêter de penser que notre valeur vienne du nombre d’heures qu’on travaille. Notre valeur, c’est le résultat de notre travail. Le site Web que je livre, la maquette que tu crées. Que ça ait pris 1h ou 3h ou 10h, le livrable est le même.

Il faut que je me défasse de la mentalité que je perds mon temps à prendre soin de moi. Si ça se trouve, j’ai probablement fait un meilleur travail dans mon après-midi bien reposée versus dans ma journée sans dormir.

D’ailleurs, si tu charges encore à l’heure, je t’invite très fortement à aller faire un tour sur le site de Rosalie Côté, stratège en pricing de valeur, ou encore de lire le délicieux livre Ajoute un zéro d’Alexe Martel. (C’est un lien affilié!)

Dans ma tête, ça voulait dire que je devais ajuster mes communications un peu partout : sur mon site, dans mes infolettres, sur mes réseaux… bref, repartir presque à zéro.

Et honnêtement, ça me décourageait un peu.

Avant, je m’adressais à un public assez restreint : les designers web ou les agences.

Mais là, des gens qui ont besoin d’un site web… c’est pas mal plus large. Au secours.

Hier, j’ai apporté cette réflexion à une séance de co-développement avec EVE (qu’on appelle affectueusement le co-d’EVE). 🫶🏻

Et ça m’a vraiment aidé à voir les choses autrement.

Si tu ne connais pas ça, un co-dev c’est essentiellement un brainstorm en gang : quelqu’un arrive avec une problématique et le groupe utilise l’intelligence collective pour aider à débloquer.

Ma problématique était assez simple :
j’ai envie de recommencer à offrir la création de sites web de A à Z.

Mais ça change complètement mon public cible.

Et là, soudainement, je ne savais plus à qui je devais parler dans mes communications.

En ce moment, je fais surtout de l’intégration de maquettes. Je travaille avec des designers web qui veulent déléguer la partie technique et avec des agences web débordées.

Et honnêtement, j’adore ça.

Mais de temps en temps, j’ai des demandes pour des sites web complets.
Et je dois avouer que ces projets-là m’allument vraiment.

Avant, avec ma réalité de maman-à-la-maison-pas-par-choix-mais-par-manque-de-places-en-garderie, ce n’était pas vraiment possible. Les projets de grande ampleur demandent beaucoup de temps et de concentration, et disons que mon horaire était… un peu imprévisible.

Mais aujourd’hui, c’est différent.

Mes 2 enfants ont des places permanentes en CPE.

J’ai plus de temps.

Plus de disponibilité mentale.

Et aussi un plus grand réseau pour déléguer certaines parties du projet pour pouvoir liver un site haut-de-gamme.

Alors soudainement, les projets complets me semblent beaucoup plus réalistes.

Et surtout, j’ai envie de replonger là-dedans.

Pendant la séance de co-d’EVE, les idées se sont mises à tourner dans tous les sens. On explorait des pistes, on posait des questions, on testait des angles.

Et à un moment donné, quelque chose a cliqué.

Et si mon public cible n’était pas défini par sa profession…
mais par son besoin?

Et là, tout s’est placé.

Mon public cible ne change pas tant que ça, finalement.

Il se transforme un peu. Il s’élargit, oui.

Mais au fond, ça reste la même chose :

j’aime travailler avec des personnes qui veulent déléguer le web.

Et la différence se trouve simplement dans le niveau de délégation.

Par exemple :

• certains veulent déléguer l’intégration seulement
• d’autres veulent déléguer le site web complet, de A à Z
• et d’autres veulent simplement déléguer l’hébergement et la maintenance

Même besoin.
Différents niveaux de délégation.

Et soudainement, mon offre de service est devenue beaucoup plus claire.

Au fond, mon travail reste toujours le même : aider les gens à ne plus se battre avec la technique.

Que ce soit pour intégrer une maquette, créer un site web complet ou s’assurer que leur site continue de rouler sans stress.

Bref, ce co-d’EVE m’a vraiment fait du bien.

Parfois, ça prend juste quelques cerveaux autour de la table pour voir les choses autrement.

La semaine passée, mes deux enfants ont été malades.

Pas le petit rhume de rien du tout. Le genre de virus qui vide tes réserves de Kleenex, qui t’envoie à l’urgence un soir de semaine, et qui fout ton horaire de sommeil à terre pour plusieurs jours. Beaucoup trop de temps d’écran, zéro garderie, et moi en mode survie.

À un moment donné, entre deux siestes improvisées et un lavage de draps de trop, je me suis posé une question : comment j’aurais vécu ça il y a quelques années?

La réponse est arrivée vite. Trop vite.

J’aurais paniqué ben raide.

Avant, j’avais pas encore appris à dire non

Avant d’avoir des enfants, j’étais une people pleaser professionnelle. Je pouvais travailler jusqu’aux petites heures du matin pour accommoder un client sans que ça paraisse le lendemain matin. Pas d’enfants malades, pas de contraintes. Juste moi, mon ordi, et ma belle illusion de flexibilité.

Une semaine comme celle que je viens de vivre, en mode survie sans presque ouvrir mon ordi, ça aurait ressemblé à ça :

  • des deadlines impossibles à repousser
  • des clients qui attendent des réponses maintenant
  • la pression de performer même quand ta tête est ailleurs

Ça fesse, hein?

Mais cette fois-ci, c’était différent

J’ai ralenti. J’ai priorisé. J’ai répondu quand c’était vraiment nécessaire.

Et surtout… j’ai pu garder le cap sans m’écrouler.

Pas parce que je suis devenue soudainement super disciplinée. Pas parce que j’ai trouvé la formule magique de la conciliation travail-famille. Mais parce que, depuis quelques années, je fais des choix intentionnels.

Des clients alignés avec ma façon de travailler. Des mandats qui respectent mes limites. Une façon de fonctionner qui accepte que la vie, ben… arrive.

L’équilibre, ça sert pas juste quand tout va bien

On parle souvent d’équilibre comme si c’était un luxe. Quelque chose qu’on se permet quand les planètes sont alignées et qu’on a du temps en masse.

Mais la vérité? L’équilibre sert surtout quand tout va mal.

Quand tes enfants sont malades. Quand ton énergie est à plat. Quand la vie décide de tester la solidité de ton modèle d’affaires.

C’est là que la différence entre être occupée et être alignée devient très, très claire.

Si tu construis ton entreprise uniquement pour les semaines parfaites, elle va te lâcher au premier imprévu. Been there, done that.

Si tu la construis pour la vraie vie — imparfaite, bruyante, imprévisible — elle va te soutenir au lieu de te drainer.

Pose-toi cette question

Est-ce que ton entreprise te soutient… ou est-ce qu’elle t’ajoute de la pression quand la vie s’en mêle?

C’est exactement pour ça que je parle autant de structure, de positionnement et de choix de clients. Pas pour travailler plus. Mais pour pouvoir respirer quand ça compte vraiment.

À bientôt 🤍

Alexanne

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Comme ma façon de m’exprimer, pas mal tout chez nous est coloré. 

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