Comment accepter des mandats plus gros sans engager et sans te planter

T'as déjà eu une demande de projet qui était exactement dans ta zone, sauf que... c'était trop gros pour toi toute seul·e?

T’as regardé le brief, tu savais que t’étais capable de livrer la majeure partie, mais y’avait une ou deux affaires qui dépassaient un peu tes compétences ou ton temps. Et là t’as eu le choix classique : dire non… ou dire oui et espérer que rien ne plante en cours de route.

Y’a une troisième option que personne te dit quand tu commences. Moi, personne me l’avait dit. Et c’est celle-là que j’utilise depuis des années, autant côté cliente (je délègue la partie design de mes projets maintenant) que côté… moi qui accompagne les gens qui font face à exactement cette situation.

C’est de travailler avec quelqu’un qui complète ce que toi t’as pas. Sans engager. Sans te planter.

Mais ça se prépare.

Parce que la collaboration, ça ne s’improvise pas au milieu d’un projet. Quand tu attends d’avoir le mandat entre les mains pour te demander avec qui tu vas travailler, t’es déjà en mode urgence. Et l’urgence, c’est le meilleur moyen de choisir la mauvaise personne.

Voilà comment j’y pense, concrètement.

1. Identifier ce que tu veux pas faire avant que quelqu’un te le demande

Pas juste ce que tu sais pas faire. Ce que tu veux pas faire.

Y’a une différence. Les tâches que tu maîtrises mais qui te vident, t’as pas d’affaire à les garder sous prétexte que t’es capable. Si tu peux les passer à quelqu’un d’autre dans une collaboration, fais-le. Un projet livré par quelqu’un qui avait de l’énergie pour chaque partie, c’est un meilleur projet. Point.

Bref, fais ta liste. Qu’est-ce que tu veux déléguer si t’as la chance de collaborer sur un gros mandat?

2. Trouver la bonne personne avant d’avoir besoin d’elle

C’est là où la plupart des gens se plantent. Ils cherchent quelqu’un quand le mandat est déjà signé. La deadline est là, le client attend, et là t’essaies de trouver une personne de confiance en mode panique.

La bonne façon, c’est de bâtir ces relations-là avant. Prendre un café avec quelqu’un qui fait ce que toi tu fais pas. Voir comment cette personne pense, comment elle communique, si tu pourrais travailler avec elle pendant 3 mois sans que ça vire au cauchemar.

Ça prend du temps? Oui. Mais une fois que t’as trouvé la bonne personne, tu peux dire oui à des mandats qui auraient été impossibles avant.

3. Clarifier les affaires plates avant de commencer

C’est quoi les affaires plates? C’est tout ce qui semble évident jusqu’à ce que ça ne le soit plus.

Qui parle au client? Est-ce que le client sait qu’une autre personne est impliquée, ou on travaille en white label? Qui facture? Comment la rémunération est divisée? C’est quoi les modes de communication, les délais de réponse attendus, les disponibilités?

Ces questions-là font dur à poser. Mais elles font encore plus dur à régler en plein milieu d’un projet quand tout le monde est stressé.

Bref, les clarifier avant, c’est une marque de respect. Pour toi. Pour l’autre personne. Et pour le client qui, lui, va juste sentir que ça roule.

Et le client là-dedans?

Il voit pas les coulisses. Il voit un projet livré à temps, par des gens qui compétents qui l’ont mis en confiance dès le début. C’est exactement ce qu’il voulait.

C’est ça, accepter des mandats plus gros sans engager et sans te planter : t’as pas besoin d’une équipe permanente, t’as besoin de bonnes personnes, bien choisies, dans une structure claire.

Et c’est tout à fait faisable. Même en solo.

À bientôt 🤍

Alexanne