Si tu prenais une marche devant chez moi entre 8h30 et 9h00 le matin, tu me verrais assurément installée dans ma chaise suspendue sous mon porche. Beau temps, mauvais temps, je suis là. Je bois mon café et je lis un livre qui nourrit mon cerveau. Et parfois, j’arrête de lire et je me perds dans mes pensées une minute, 5 minutes, 10 minutes, ça dépend. Tu te dirais surement que j’ai l’air de ne rien faire, mais en fait, c’est un des moments les plus productifs de ma journée.
Si bien que j’ai commencé à traîner un petit carnet avec ma tasse de café et ma liseuse parce que des fois, les idées se bousculent et j’ai nulle part où les noter. (Je ne l’ai pas mentionné mais une autre règle que je me suis imposée est que je laisse mon cell dans la maison pendant ma petite séance de lecture dehors.) Moi aussi, ça me surprend cet élan de productivité avant 9h00! Je ne sais pas si c’est le grand air ou la caféine qui commence à entrer dans mon système qui me fait cet effet.
Dans une autre vie (aka avant d’être une mom), j’ai toujours été un oiseau de nuit et j’étais réputée pour ne pas être fonctionnelle le matin. Quand je travaillais en agence, je travaillais de 9 à 5 et j’aurais vraiment préféré travailler de 11 à 7 (avec du recul, ouache non merci).
Mais bon, maintenant je n’ai plus trop le choix d’être sharp parce que dès le lever du soleil, ça gazouille chez nous «J’ai faim», «Je trouve plus mes pantoufles de la Pat’Patrouille», «J’ai fini mon caca» … Tout ça pour dire que, une fois que tout le monde est habillé, nourri et badigeonné de crème solaire, ils partent pour la garderie et je me retrouve seule, en silence (une denrée rare, je me rends compte).
Avant, je me serais tout de suite mise au boulot devant l’ordi. Il faut que je sois productive! Mais là, je m’offre le luxe de relaxer AVANT de commencer ma journée et tu sais quoi? Non seulement je ne ressens plus tant le besoin de relaxer APRÈS, mais j’accomplis vraiment plus dans les heures suivantes quand je permets à mon cerveau de se reposer un peu.
Mon pote Cal Newport (c’est pas mon pote dans la vraie vie mais j’aimerais ça) le résume bien dans son livre Deep Work:
Decades of work from multiple different subfields within psychology all point toward the conclusion that regularly resting your brain improves the quality of your deep work.
Une demi-heure de lecture le matin avec un café, c’est une habitude qu’on avait prise en voyage, ma soeur et moi, plus tôt en juin. Je trouve que ça donne le rythme à la journée. J’en avais parlé un petit peu ici, dans ma réflexion sur comment je pourrais consommer le contenu qui m’intéresse de façon plus consciente. Et jusqu’à maintenant, cette habitude est là pour rester.

PS : En ce moment, je lis Essentialism: The Disciplined Pursuit of Less par Greg McKeown. Avant ça, j’ai lu Deep Work et Slow Productivity de Cal Newport. J’ai sondé mon réseau pour leur demander des recommandations de livres dans la même thématique et ma liste de livres à lire est grandissante, j’adore ça. Ceci dit, si jamais tu as des idées de titres à ajouter à ma liste, envoie-moi les, ça m’intéresse!
Ce texte contient des liens affiliés. Personne ne m’a demandé de parler de ces livres, je le fais de mon plein gré parce que je les ai beaucoup aimé!