Ramenons l’internet d’il y a 10 ans

C'était la belle époque, quand il y avait plus d'humains que de robots sur le Web.

J’ai comme une écoeurantite aiguë des réseaux sociaux et de la façon dont je consomme mon contenu. Trop vite, trop éphémère, je ne retiens pas la moitié de ce que je lis, je passe des heures à scroller un feed infini… Jamais rassasiée, jamais satisfaite, toujours un peu blasée…

Ma réflexion a commencé à Interface, en mai dernier. J’ai assisté à la conférence «Théorie de l’Internet vivant» par Louis-André Labadie.

Le « Dead Internet Theory », c’est l’hypothèse que la majorité de l’Internet d’aujourd’hui est créé par et pour des robots. Plus le temps avance, plus l’hypothèse semble rencontrer la réalité. Malgré tout, le web est rempli de communautés et d’outils qui sauront être durables dans l’Internet de demain – robots ou pas.

Je n’avais jamais entendu parler du « Dead Internet Theory » avant. En gros, c’est une théorie qui dit que depuis 2016-2017, l’internet n’est plus façonné par les humains pour les humains, mais plutôt par les robots pour les robots. L’IA qui génère le contenu, les bots qui commentent sous les contenus pour la visibilité, l’algorithme qui dicte ce qu’on veut voir dans notre feed, notre feed qui est maintenant infini… Et pour rester visible dans l’algorithme, il faut publier plus, commenter plus, aborder tel ou tel sujet, bref, ça ne finit jamais, parce que l’internet est peuplée de robots. Et ça m’a un peu fait capoter de le réaliser.

Bon, ça c’était la partie démoralisante et négative, mais je te jure que ce qui s’en vient est moins dark.

J’arrive de 2 semaines de vacances en Turquie où j’ai complètement décroché. Pendant mon voyage, je me suis arrêtée sur la façon dont je consommais le contenu sur les internets et comment je pouvais ramener ça à une consommation plus consciente. J’en suis venue à cette conclusion :

Je préfère généralement les contenus longs. Les articles de blogue, les chroniques journalistiques, les infolettres (surtout les longues, p’tit clin d’oeil à Alexe Martel ici), les livres. Mon cerveau assimile plus l’information sur ces supports que si je regarde des reels ou des carrousels par exemple.

Et j’ai ciblé 3 problématiques qui me décourageaient à consommer ce type de contenu plus long, versus des vidéos TikTok.

En ciblant les problématiques, c'est plus facile de mettre des solutions en place.

Ça fait une petit peu plus d’une semaine que j’ai adopté cette nouvelle façon consciente de consommer les contenus qui m’intéressent. Et jusqu’à maintenant, pour vrai, life changer.

Tout ça pour dire que maintenant, je suis toujours à la recherche de nouveaux contenus à consommer. T’as lu un article super intéressant dernièrement? Tu tiens un blogue que tu alimentes pour les humains et non pour faire plaisir aux robots? Tu as lu un livre qui a chamboulé ta façon de voir les choses? Je prends toutes les recommandations!

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